Fiche repère sur les concepts clés

Accompagnement

L’accompagnement est la mise en commun d’actions professionnelles destinées à la réalisation d’une œuvre ou d’un but qui se rapporte à une collectivité ou à une communauté de pratiques. Elle suppose la coopération, la concertation et la coordination d’efforts collectifs, des discussions qui mènent à des prises de décisions collectives et à des interventions concertées. LAFORTUNE, Louise (2008).

L’accompagnement est au cœur des processus participatifs qui durent dans le temps ainsi que des pratiques qui ont su intégrer les personnes plus exclues et marginalisées. Il implique un processus de préparation, d’adaptation, de suivi et de vulgarisation. ST-GERMAIN, Lise (2013).

Compétences

Les compétences se réfèrent toujours à des personnes. Elles ne doivent pas faire oublier les porteurs de compétences. Il n’existe pas de compétence sans individu. Face à une situation professionnelle, chaque agent mettra en œuvre sa propre «façon de s’y prendre».

Pour agir avec compétence, une personne devra de plus en plus combiner et mobiliser non seulement ses propres ressources (connaissances, savoir-faire, qualités, culture, expérience…) mais également des ressources de son environnement : réseaux professionnels, réseaux documentaires, banques de données, manuels de procédures… LE BOTERF, Guy (2011).

Développement local

Le développement économique communautaire (DÉC) a la prétention de prendre en charge ces deux dimensions, du moins, l'espace où elles se superposent (p. ex., l'employabilité et la crise de l'emploi). En fait ces notions sont complexes et fortement connotées sur le plan politique. Complexes parce que le développement local est au carrefour de plusieurs disciplines (économie, gestion, géographie, sociologie, sciences du développement régional, travail social) et est analysé à partir d'approches théoriques différentes, voire opposées (coût de transaction, districts industriels, milieu innovateur, systèmes locaux de production, communauté d'appartenance, etc.). FAVREAU, Louis et LÉVESQUE, Benoît (1996).

La prise de conscience de l'inefficacité des politiques traditionnelles pour redresser la situation des territoires en difficulté a donné naissance à une démarche complémentaire : le développement local. Cette stratégie de lutte contre l'extinction systématique a vu le jour au sein des collectivités et des régions fragilisées et marginalisées qui refusait la fatalité du déclin. Cette démarche est une réponse de solidarité contre une agression violente qui, si elle n'est pas enrayée, mènera tout droit à l'exclusion. La stratégie que préconise le développement local s'appuie sur trois principes fondamentaux : Le développement ne découle pas uniquement de la fonction ni de la valeur économique des activités et de l'organisation sociale des individus;

  • Le développement ne relève pas seulement des grands systèmes macro-économiques ni des institutions centralisées. Il est aussi largement lié aux micro-initiatives;
  • La personne constitue la force motrice du développement.

VACHON, BERNARD, avec la collaboration de Francine Coallier (1993).

Une stratégie de développement orientée vers l’action qui valorise les potentiels locaux, mise sur les acteurs locaux et la dynamique qui les anime, stimule les initiatives marchandes ou non, interprète et tire avantage des politiques gouvernementales. NISKA (2012).

Développement économique communautaire

Le développement économique communautaire porte sur des valeurs de justice sociale et économique. Il s’appuie sur l’expérimentation et l’innovation en tentant d’allier objectif économique et social. Il met l’accent sur l’emploi et les conditions de travail, le contrôle de l’espace social et territorial en recourant à des stratégies de concertation et en misant sur une approche de mobilisation des ressources. Il s’agit d’une stratégie globale de revitalisation socioéconomique d’une communauté située dans des territoires dévitalisés où, par la valorisation des ressources locales et le recours à de nouvelles solidarités, des organisations et institutions contrôlées démocratiquement par des représentants de la communauté sont créées et facilitent la représentation de la communauté pour exercer une influence sur la gestion des ressources locales et du développement économique et social. FONTAN, Jean-Marc (1993).

Développement des communautés

Un processus de coopération volontaire, d’entraide et de construction de liens sociaux entre les résidents et les institutions d’un milieu local, visant l’amélioration des conditions de vie sur les plans physique, sociale et économique. ASSS Mauricie et Centre-du-Québec (2012).

Dispositif d’intervention

Un dispositif d’intervention est un espace de contact (une interface) qui met en relation des catégories différentes d’acteurs ayant des pratiques, des cultures, des intérêts différents. L’interface est le mécanisme, la méthode, le procédé, l’arrangement ou l’agencement entre les acteurs qui permettra la communication, l’échange, la participation, la collaboration et la coopération. C’est le travail de formation, de médiation et de la jonction des pratiques d’accompagnement qui favorisera la production d’autres modèles. ST-GERMAIN, Lise (2013). Entrepreneuriat collectif et empowerment L’entrepreneuriat collectif comporte une familiarité de principes avec l’empowerment. Que ce soit dans des initiatives communautaires plus ou moins formelles, tels un groupe d’entraide économique ou la création d’une entreprise collective inscrite dans une démarche de développement économique communautaire, on retrouve ce processus : l’engagement volontaire, l’identité nouvelle qu’acquièrent les membres à titre d’entrepreneurs collectifs, la participation nécessite un tel projet, le fait que la mise sur pied d’une entreprise collective soit résolument tournée vers l’action, le caractère collectif de la démarche caractérise globalement l’entrepreneuriat collectif et l’empowerment. COMEAU, FAVREAU, LÉVESQUE, MENDELL (2001).

Innovation sociale

L’innovation est toute approche, pratique, intervention ou encore tout produit ou service novateur ayant trouvé preneur au niveau des institutions, des organisations ou des communautés et dont la mise en œuvre résout un problème, répond à un besoin ou à une aspiration. BOUCHARD, Camille (1999).

L’innovation sociale se définit aussi par son processus. Celui-ci est caractérisé par la participation et la coopération d'une diversité d'acteurs, par l'échange et la création de connaissances et d'expertises et par la participation des utilisateurs. ST-GERMAIN, Lise (2011).

Mobilisation

La mobilisation est un processus de mise en mouvement. Elle implique que l'on se mobilise de « l'intérieur », alors que la motivation met l'accent sur le fait que l'on est motivé par quelqu'un ou quelque chose de « l'extérieur ». Le terme de mobilisation insiste sur la dynamique du mouvement. CHARLOT, Bernard.

Des acteurs mobilisés sont … «… des acteurs qui adoptent des orientations et buts communs, qui se donnent une structure de fonctionnement souple et efficace dans un climat d’ouverture et de confiance de même qu’un engagement réel des partenaires basé sur un parti pris pour des actions concrètes». BOURQUE, COMEAU, FRÉCHETTE (2007).

La mobilisation est conçue comme le processus par lequel un groupe cesse d’être passif pour devenir un élément actif dans la vie «publique». ST-GERMAIN, Lise.

Participation citoyenne

La participation est un processus par étape pour les citoyens. La participation citoyenne est la source la plus légitime du développement des actions et de la pertinence des initiatives qui en découlent. Elle assure le rapport de force le plus certain au regard des enjeux politiques. La valorisation et la reconnaissance des réussites et des efforts de participation citoyenne dans leur pratique formelle et informelle sont toujours présentes dans les stratégies évoquées par les intervenants. ST-GERMAIN, Lise (2013).

Société civile

Mouvements et associations indépendantes de l’État et des institutions publiques ou comités de quartier, comités de citoyens, conseils d’administration d’associations volontaires (organismes non gouvernementaux, communautaires, etc.), engagement bénévole, instances et projets de développement des communautés. ST-GERMAIN, Lise.

Revitalisation intégrée

Une démarche de revitalisation intégrée et inclusive, territorialisée, globale, intersectorielle, participative, pérenne et professionnelle. Elle se concrétise dans un projet global de développement sur un territoire déterminé. L’objectif est l’amélioration de la qualité de vie des citoyens et citoyennes à partir de la dynamique locale, en travaillant de manière concertée entre partenaires intersectoriels et multiréseaux et en s’appuyant sur la participation des citoyennes à toutes les étapes du processus. AUBIN, Jean-François (2008). Réseau québécois de revitalisation intégrée.

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